dimanche 11 mai 2008

Sarko, Obama, et libre échange à bout de souffle

Le démographe Emmanuel Todd était l'invité de la douzième édition de Parlons Net. Il est revenu sur le bilan du sarkozysme, les dératés du libre-échange et la signification de la percée Barak Obama dans la campagne électoraole américaine.

Tiré du site de Marianne de ce week end. Todd est quelqu'un que j'aime beaucoup et dont les livres sont toujours des sources incroyable pour percuter le monde qui t'entoure. Mon favori : "Après l'empire : Essai sur la décomposition du système américain". Les films sont un peu long, mais pour ceux qui font des PCR, ça passe a l'aise :)

Bisous !


ParlonsNet 11 E. Todd "Sarkozy est un Chirac lent"
par FranceInfo




mercredi 30 avril 2008

Comme par hasard...

« – Vous soignez quoi ici ?
– Des affections génétiques qui touchent
particulièrement les yeux. Des maladies
héréditaires qui se transmettent de génération
en génération. C’est un phénomène classique
dans les vallées isolées, surtout ici avec la fac.
– Comment ça la fac ?
– Ça fait des années que les professeurs du
campus se marient entre eux. Le sang est
affaibli, épuisé. Les affections génétiques se
multiplient. »
Mathieu Kassovitz, Les rivières pourpres
(2000).


Oui, ok, journée faste pour bibi qui n'a pas publié depuis un bout de temps. Deux posts dans la même journée, on frise l'indigestion. Attention donc.


Je n'ai pas pu résister à la tentation de re-publier un article publié dans "Le monde" de ce jour, à propos de la cooptation dans les universités françaises. Coopter ça veut dire en clair pistonner quelqu'un sur un post de maitre de conf par exemple. Un chercheur et une doctorante du CNRS on fait une étude sur les recrutements, depuis 25 ans. Dans le monde merveilleux de la recherche. Oh, rien a tirer de cette étude, seulement qu'un candidat local a 18 fois plus de chance (en moyenne) d'acceder à un post, qu'un quidam lambda issu de tamanrasset :D

"A l'université, on recrute entre soi. Souvent dénoncée, l'endogamie du monde académique n'avait jamais été quantifiée. Pour la première fois, deux sociologues, Olivier Godechot, chercheur au CNRS, et Alexandra Louvet, doctorante, ont calculé l'ampleur du phénomène qui amène les universités à privilégier systématiquement le recrutement de leurs anciens docteurs à des postes d'enseignants-chercheurs (maîtres de conférence et professeurs).

Ces travaux, consultables sur le site Internet La vie des idées, sont éloquents. Toutes universités et disciplines confondues, les candidats locaux ont dix-huit fois plus de chances que les candidats extérieurs d'obtenir un poste. Pour certaines disciplines ou universités, ce facteur peut atteindre 50 voire 500 ! Ce "localisme" ne poserait pas problème s'il ne battait en brèche les principes d'équité entre les candidatures. Il soulève à plus long terme la question de la qualité de l'enseignement et de la recherche universitaires.

Aucune discipline n'y échappe. Il n'est pas l'apanage des sciences humaines, dont la valeur des travaux est souvent jugée plus subjective. Si la philosophie semble la discipline la moins endogame, l'informatique, la chimie et les sciences de l'ingénieur privilégient la cooptation. "La dépendance de la recherche à l'égard d'équipements lourds et rares situés dans un petit nombre de laboratoires peut conduire à des phénomènes d'immobilité", analysent les auteurs de l'étude.

De même, les sciences de l'ingénieur ou de la chimie, propices au développement de partenariats locaux avec des industriels, favoriseraient une certaine sédentarité. L'étude permet aussi de dresser une typologie des universités. Les établissements parisiens sont ceux qui favorisent le moins les recrutements locaux. Les petites universités de province, de création récente, qui produisent moins de docteurs sont les plus enclines à avoir recours à cette pratique.

A partir de la base des 212 987 thèses soutenues en France entre 1972 et 2000, et après de multiples recherches croisées, qui leur ont permis de reconstituer les parcours de 13 000 docteurs devenus directeurs de thèse, les auteurs montrent que cette pratique courante a été en forte croissance jusqu'à la fin des années 1980. Jusqu'à présent, le phénomène s'appréhendait à l'aune des enquêtes publiées par le ministère de l'éducation nationale. A première vue, le recrutement local des enseignants-chercheurs n'apparaissait pas comme un problème. Entre 2002 et 2007, selon ces statistiques, 30 % des maîtres de conférence étaient recrutés par l'université qui leur avait délivré leurs diplômes de doctorat.

La réalité est plus complexe. " Les chiffres produits par le ministère permettent en réalité seulement de mesurer la part du recrutement local mais pas le localisme, c'est-à-dire de la préférence systématique pour les candidats locaux, explique Olivier Godechot. Ainsi, un candidat local avait 12 fois plus de chances d'obtenir un poste qu'un autre sur la période 1972-1976 ; c'était 24 fois plus entre 1987 et 1991", souligne le chercheur. Le plus grand nombre d'établissements produisant des docteurs et, par ricochet, l'augmentation des candidatures extérieures ont conduit les universités à favoriser encore plus les locaux.

A partir du milieu des années 1990, des associations de doctorants et d'enseignants-chercheurs ont dénoncé la cooptation. Des pratiques plus transparentes ont aussi été mises en place. Ces deux raisons ont, selon les auteurs, contribué à freiner l'expansion du localisme.

COMITÉS DE SÉLECTION

Malgré ses limites, l'évaluation a le mérite de susciter le débat sur un phénomène encore tabou dans l'université. "Le localisme n'est pas la seule forme d'autorecrutement, considère Olivier Godechot. Les réseaux d'anciens issus de la même école ou université, la proximité personnelle avec le jury, peuvent produire les mêmes travers." Pour le chercheur, des régulations permettraient de rendre plus juste le recrutement : l'interdiction faite à une université de recruter comme maître de conférence un candidat qui a obtenu le doctorat en son sein depuis moins de quatre ans, par exemple.

Les dispositions de la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU) sont moins radicales. Les anciennes commissions de spécialistes sont remplacées par des comités de sélection ouverts à des membres extérieurs de l'université. Reste à savoir si elles réussiront à limiter le localisme comme l'ont toujours défendu les partisans de la réforme ou à ne développer que d'autres formes de clientélisme.

Catherine Rollot"

Oups


Oups oui, tient c'est vrai que j'avais un blog dans le temps. Diantre, imaginez vous. Pas de post depuis le 5 Mars. Un bail. Oui je vois bien que vous imaginez.
Tout va bien ici, et rassurez vous, rien ne change au pays de l'oncle Sam. Les démocrates se font la peau les uns les autres, le beau temps met... du temps à revenir et les manipes s'enquillent comme des vietnamiens dans un boat people à la grande époque (gasp). Comme d'habitude, pas de coups de fils aux potes (mais le téléphone va aussi dans les deux sens) et quelques mails, à la volée, jetés sporadiquement comme un paquet de graines au printemps. Pour la pelouse.

En bref, sans trop rentrer dans les détails :
- deux locataires (et demi, avec le chat) ont élu domicile chez nous. C'est Rico et Claudia, deux copains de grenoble avec qui j'ai fait ma thèse. Rico attaque à la corde avec des manipes, de suite (et des résultats prometteurs), tandis que Claudia tient la baraque (et Rico la barrique). Notamment parce qu'à chaque fois qu'on rentre, c'est le "fouquets" avec des trucs que je vois que dans les livres (comme des légumes).



- les temps est pourri. La nouvelle angleterre n'a décidément rien a envier à l'ancienne. Le beau temps est prévu pour le 15 (Juillet surement).

- les manipes vont plutôt pas mal, avec le papier tout tout proche, et un congrès en Floride à la mi-Mai. Mon chef est content. C'est, du reste, la première fois que je suis félicité par un Chef. Gasp. Ca fait du bien, on le stock pour l'hiver.

- mais bon vous me manquez tous, et même si on a bien pris nos marques ici, qu'on aime la vie, bein vous nous manquez beaucoup quand même.


Alors je ne promets rien, pas de coups de téléphone, pas de mails, pas de posts. Je ne promets rien de tout ça. On verra bien. Pas besoin de se mettre la pression non plus.


Bisous mes kikis

C.

mercredi 5 mars 2008

Désinformation : US et France, même combat


Les élections américaines. Une étrangeté, pour nous autres français. Imaginez : des primaires état par état. Chacune de ces primaires donne un nombre de délégués qui devraient voter pour vous le jour de la convention de votre parti (en aout pour les démocrates). Etrange, maiscette année, c'est très intéressant. Parce qu'on n'aura pas l'autre burne. Parce que si c'est le candidat républicain qui passe (McCain), vous allez regretter l'autre burne (si si, il est très fort). Et les démocrates ? Clinton vs Obama.

Si on veut résumer la situations de ces derniers mois, Obama n'était que peu ou pas connu il y a encore 6 mois. Tout le monde le donnait perdant derrière Clinton. Et puis voilà, il est charismatique, très costaud. Beaucoup de repartie. Et les gens ne piffrent clinton que ... parce que les ricains adorent Bill. Alors au court de ces derniers mois, Obama a gommé son écart, pour finallement gratter clinton. Il y a encore quelques états à glaner, mais à la lecture des journaux français et ricains, une chose me frappe : la désinformation.

La désinformation parce que de ce coté ci de l'atlantique comme du votre, on nous martèle que Clinton s'est refaite, qu'elle repasse devant obama, et qu'elle va le plomber comme s'était prévu initialement. Foutaise l'ami. Clinton a remporté hier soir deux grands états : le Texas et l'Ohio. Superbe. Je ne la citerai pas, vous avez eu la meme chose dans vos bols ce matin. Mais quelques considérations :
1/ Obama a gagné 184 délégués hier pendant que clinton en gagnait 187 (écart minime, vous en conviendrez)
2/ Obama reste en tête en terme de délégués
3/ Il faudrait que Clinton ramasse plus de 60% des voix dans les 12 derniers états pour espérer pouvoir battre Obama et remporter l'investiture démocrate. Ce qui fait tout de même un bout de chemin a parcourir encore...
4/ Clinton commence a parler d'un ticket avec Obama. Ce n'est pas la significatin oisive qu'on lui donne en français,. Non. C'est de courir président/vice président. Avouez qu'il y a mieux comme preuve de sérénité.

Qu'on ai ce son de cloche de ce côté de l'atlantique, je peux le comprendre. La famille Clinton est à la presse ce que l'agha khan était aux finances. Ils tiennent beaucoup de gens par la muselière. Mais du coté frenchie, pourquoi ? Ou alors les journalistes ne se contentent que de traduire les articles des ricains et utilisent leur temps libre pour siroter martini et autres spiritueux au Hilton de Dallas. Univers impitoyable.

Gygax, Rest in Peace


Hier s'est éteint Monsieur Gygax, un monstre de l'univers rôliste (entendez par là tout ce qui a trait aux jeux de rôles, voir ici pour une définition par désencyclopédia). Gygax, c'est le gars qui a crée Donjons et dragons, un jeu de rôle très dépassé maintenant, bien qu'il ai encore ses adeptes, ces merveilles de bourrins qui sommeillent dans pas mal d'entre nous (plus que vous ne le croyez). L'article original est ici pour libé.

"le bourrin
le bourrin est la catégorie la plus courante des rôlistes. C'est lui qui transforme une soirée roleplayed prévue pour durer 8 heures en un apocalypse grosbilliste qui se termine en 3 minutes 45 secondes par l'explosion du gros boss final (ou la torture et l'assassinat de l'oracle avant même qu'il ait parlé,au choix) et la pendaison du MJ qui avait peaufiné sa campagne 3 mois durant. Sous certaines conditions atmosphériques, le bourrin se métamorphose en grosbill."
Jeu de rôle, c'est quoi donc ?. On en entend parler de ces djeuns qui se réunissent dans les caves de leur parents, s'abreuvent de sang de poule (voir de nouveaux nés), organisent des messes satanistes et doivent même fumer des pétards. Bah. Ne vous laissez pas avoir, une fois de plus, par les médias. Une séance de jeu de rôle, ça ressemble plutôt à cela (merci a notre Guillaume national, qui est encore l'archiviste sur ce coup là).






C'est peu de temps avant la seconde guerre mondiale que Gary Gygax, un passionné de jeu, s'éprend pour les wargames (jeux de guerre). Ces jeux remettent en scene les plus grandes batailles de l'histoire en alliant stratégie et chance (il faut bien le dire) pour dézinguer le pote qui vous sert d'adversaire. En fait Gygax va se servir des outils du wargame (les dès, les cartes etc) mais va introduire plus de joueurs : un maitre de jeu (MJ) qui va servir d'arbitre/narrateur de la partie, et des joueurs (3-5; PJ) qui, en plus de servir le café au MJ, de lui cirer les pompes etc, qui disais-je, pourront aussi jouer. En définitive, Gygax a injecté du théatre dans une partie de jeu. Ça s'appelle du jeu de rôle et honnêtement c'est addictif. Alors certes, je ne supporte pas D&D, mais je loue gygax.

Un pti warham?

dimanche 2 mars 2008

Cueillez dès aujourd'hui



"Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui
les roses de la vie"

Pff c'est tellement surfait. Ronsard n'y connaissait décidément rien. Et oui, je sais c'est bruité, mais c'est fait exprès. Tout comme la surexp au dessus de ma tête.
Et pour les amateurs des belles lettres, main sur le coeur svp :

"Quand vous serez bien vieille..."

Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant:
"Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle."

Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain:
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

"Sonnets pour Hélène" - II, 24 - 1578

(issu du site web http://www.poesieetessai.com/ronsard.html)

Pauvre con

C'est en lisant paisiblement "le monde" il y a quelques minutes, que je me suis rendu compte que la cote de notre cher président de la république se cassait encore la gueule (pendant que celle de Fillon montait). Et au journaliste d'ajouter, vicieusement, que des internautes ont racheté les noms de domaines pauvrecon.net ou com ou org. Certains d'entres eux sont déjà en route et ne donnent pas l'impression de vendre des pastilles a la menthe.
C'est ici par exemple: http://www.pauvrecon.net/
ou encore là : http://casse-toi-pauvre-con.blogspot.com/ (un confrere de blogspot qui ne devrait pas tarder a se faire degager).
Longue vie messieurs ! Manquerait plus qu'ils lui envoient des enveloppes avec de la merde séchée à l'intérieure.

Enjoy, et Vive la France.